Un an sur les îles

Mon périple pendant mon mi temps annualisé vers la Corse, la Réunion, Madagascar et ... Molène!

21 octobre 2008

la vie à Tuléar

Arrivées à Tuléar avec un peu de vent qui n’est pas de trop.

Tuléar à l’air assez étendu au premier abord avec de grandes avenues sans ombre. Félix (le responsable d’EdS) nous attends et nous amène au dispensaire (complet avec lunetterie, dentisterie, ophtalmo…) ou nous logerons. Surprise il n’y a que 3 lits pour 4 !. On en rajoute un par terre en attendant de trouver une deuxième chambre (la semaine prochaine sans doute).
Déballage, enfin, de toutes nos affaires et grosse, grosse lessive à la main. Un savon de Marseille entier y passera. Le tout sous la chaleur. Bienvenue à Tuléar ! La ville où je le dis et je le répète il fait chaud !
Le soir délestage donc soirée à la bougie. Nous allons nous remplir le ventre avec un Mi Sao (spaghettis aux légumes) et brochettes de zébus dans un gargote du quartier. On se couche au rythme malgache (8h30-90h) après avoir tentées d’installer nos moustiquaires.


Les jours suivant seront consacrés à l’acclimatation au soleil de Tuléar, mora mora…
Félix, nous fait visiter les 4 cantines scolaires de EdS et nous rencontrons les différents partenaires.
En fait, le midi les enfants viennent prendre un repas préparé à tour de rôles par les parents d’élèves (les mamans…). Il y a 150 à 200 élèves (école primaire) par cantines. Les cantines que nous avons visitées sont :
- une grande salle, sorte de hangar (c’est aussi la salle, la seule que nous avons à disposition pour faire nos activités)
- des bancs et tables alignés en rang comme une salle de cours sous des bâches
Ils arrivent avec leurs gamelles ; j’ai bien dit une gamelle, vous allez comprendre pourquoi ensuite. On les appelle pour cocher leur présence sur leurs cahiers de repas et ensuite ils se font servir le plat unique : du riz et des lentilles. Unique à chaque repas et unique pour tous les repas ! On est très surprise par la quantité qu’ils servent et qu’ils mangent (rien ne reste dans la gamelle) : pour vous donner une idée, ils ont 8 ans et mange l’équivalent d’un saladier entier de riz, soit pour nous 6-7 portions !!! Il va falloir que l’on s’habitue au repas ; nous aussi nous allons manger cela tous les midis pendant 2 mois… Autant vous dire que je ne veux pas de riz aux lentilles en arrivant. Le repas se fait assez rapidement et dans l’ordre : ils sont habitués. Pas de chichi, ils s’assoient les uns à la suite des autres, en rangées face à face.

Nous seront donc dans la grande salle (le hangar on va dire) avec un tableau et quelques chaises et tables pour assurer le soutien scolaire le matin (avec les élèves qui vont à l’école l’après midi) et l’après midi (inversement). Nous aurons principalement des CM1 (classe de 8eme ici). Les CM2 travaillant tous les jours sauf le mercredi après midi, cette demie journée leur sera réservée (peut être le samedi matin également).

Il va falloir improviser. L’organisation se fait tout doucement ici ; il ne faut pas être pressé. Un jour pour prendre RDV, l’autre pour voir la personne et le 3eme jour pour prendre une toute petite décision. Nous serons assistées par 2 étudiantes malgaches (payés) qui ont déjà fait du soutien scolaire pour nous aider à communiquer avec les élèves qui semblent-ils ne parlent pas très bien le français (cela a été vérifié…)

J’ai pu regarder rapidement les cahiers d’une élève de CM2 (école privée toutefois alors que nous travaillerons avec le public). Elle avait :
- un cahier de brouillon
- un cahier d’exercice du jour (bourré de fautes au passage)
- 3 cahiers de leçons (français, maths et sciences)
Cela ressemble beaucoup à ceux français ; au programme, conjugaison, grammaire… et pour les sciences, leçon sur le système solaire.
Nous verrons ceux des élèves de l’école publique !

Nous visitons aussi Tuléar rapidement.

- L’Alliance française où nous devrions commencer 3 cours de malgache/semaine. Nous nous sommes aussi inscrites à la bibliothèque pour occuper les soirées de délestage.

- Achat de vélos chinois. Lorsque nous arrivons au magasin, toutes les pièces sont par terre en tas. Ils commencent à les monter devant nous. Nous nous rendrons compte (une fois testés) que les dépanneurs aux coins des rues nous seront utiles pour resserrer régulièrement la selle, les freins… Par contre pas moyen d'utiliser le grand plateau, la chaine est trop courte. Il semble qu'ils en ai pris 3 pour en faire 4!!!

- Pour nous détendre samedi aprèm, nous testons le cinéma de Tuléar géré par l’asso « bel avenir ». 200ar le film (soit 0.8euros). Conclusion : le film a chier (la ligue) mais par contre ambiance garantie : la salle est remplie et l’on ne voit pas où l’on marche ; les malgaches sont en extase face à la culture occidentale. La salle se remplie de « Oh « et de « Ah » à chaque bagarre, effet spéciaux, voiture de luxe ou maisons anglaises. Les commentaires se font tout fort ; on répond au téléphone ; on se lève… Au final, nous ne sommes pas certaines qu’ils comprennent l’histoire (il n’y a pas de sous titre) et on constate qu’ils rigolent beaucoup après des expressions de la vie courante (genre : beau gosse…)

- Nous devrions aider l’asso Bel avenir le mardi ou le jeudi soir en donnant des cours de conversation française aux jeunes femmes malgaches. Début demain soir normalement…

Je vous tiens au courant de notre travail.

A bientôt

Celine

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parc d'Isalo

Nous quittons Fianar avec encore en tête des doutes par rapport aux réponses apportées par les Pères. (cf fin du message).

Le trajet entre Fianar et isalo, se fait en taxi brousse cette fois ci plus que bondé. Nous voyagerons pendant 6heures avec une petite malgache de 7 ans sur nos genoux à tour de rôle. Elle sera ravie : « Vice les vazaha, ils n’arrêtent pas de manger et de boire et en plus ils partagent. » D’ailleurs je fais une annonce pour Noel : je recherche des fesses de rechange. Les miennes sont usées par les ressorts des banquettes des taxis brousse.

Le paysage est de plus en plus sec et montagneux : « savane » et rochers de l’Ayers Rock » (Australie) à perte de vue. Les montagnes culminent à 2000m d’altitude. Premiers cactus. L’image que j’avais de Mada.

Nous arrivons à Rahonira, le village de l’entrée du parc national d’Isalo (le Colorado malgache) et nous nous installons chez Alice, dans des bungalows en terre rouge avec vue sur le parc. Le confort à petit prix (2euros/j/pers) dans un décor de carte postale. A, j’oubliais de préciser, il commence à faire très chaud ici. Pas besoin de drap ; on a plutôt envie de sortir prendre le frais dehors !!
Une autre surprise (un peu moins bonne) nous attend : pas de banque ! Du coup notre trek risque d’être infaisable. Nous partons donc à la recherche d’une âme charitable. Isis, une australienne de 25 ans qui voyage de puis 7 ans à travers le monde (voyage + travail dans les pays) nous sauve notre périple. Elle nous prête des euros que l’on lui rendra à Tuléar. Pour une fois les grands hôtels pour vazahas nous seront bien utiles : ils nous changent nos euros en Ariary : opération réussie !

Reste à trouver le guide (le bon !). On se garde ce défi pour le lendemain matin après avoir pris qq infos auprès de touristes. Nos ventres nous appellent. Après un bon repas et une chaude, très chaude nuit, on se lève tôt. Isi et Jennifer, une avocate Irlandaise de 34 ans qui voyage seuls (« marre de bosser comme une acharnée depuis 5 ans avec seulement 10jours de congé par an) nous rejoignent au bureau des guides. Négociation avec un guide qui pour une fois ne nous a pas assaillit à notre arrivée ! Il nous demande beaucoup mais nous lui répondons que nous n’avons pas besoin de porteur ni de repas luxueux !

Et c’est parti pour un trek de 2 jours à pieds avec bivouac. Les couleurs du paysage sont magnifiques : rouge pour le terre, vert (le lichen) et ocre/jaune pour les rochers et jaune ou noir pour les herbes : grillées naturellement par le soleil ou intentionnellement par un incendie ; les paysans mettent le feu aux herbes sèches pour qu’elles repoussent (15j) et que les zébus puissent manger.
Premières photos, premières discussions franco-anglo-malgache. Chacun essaie de parler dans l’autre langue. Les méninges sont au travail. Premières sueurs aussi. Vive le tee-shirt qui sert de turban ! Le guide, Daniel, parle très bien les 3 langues et nous explique la signification des tombeaux trouvés sur le chemin. Après le décès, le corps est enveloppé dans des tissus (lamba je crois – sorte de paréos) puis est placé dans un tombeau provisoire. Celui-ci est placé à un endroit accessible (bord de chemin par exemple). Puis un an après (ou un peu plus car cela coute cher à la famille), c’est le retournement des morts. Le corps est enlevé du tombeau provisoire. Les os sont nettoyés ; c’est la fête dans tout le village en l’honneur du défunt. Puis il est replacé dans un nouveau définitif qui lui est placé dans un endroit significatif et non accessible en général (falaise par exemple).
Nous croisons d’énormes phasmes que Daniel repère tout de suite : c’est lion d’être le cas pour nous !
Le sentier est relativement plat et nous accédons à d’immenses points de vue sur le parc. Paysage très rocheux. Es arbres (et donc l’ombre) se font rares.
Heureusement nous arrivons vers 11h à un petit oasis : une petite cascade avec une piscine naturelle. Le pied !! Bon il aurait fallu un peu moins de vazahas pour que se soit vraiment le paradis…. La baignade, une petite sieste et un bon pique nique nous requinquent. C’est reparti sous le cagnard. Nathalie en chie : difficile de se bouger les fesses sous 35°C.
Nous arrivons à l’aire de bivouac. C’est là que nous constatons que quelqu’un nous a amené les affaires pour le bivouac et nous prépare à manger. C’est cool parce l’on aurait jamais pu porter leurs marmites en fonte. Nous nous installons dans les tentes (une pour deux) au milieu d’une classe verte du collège français de Tuléar. Nous repartons pour 20 minutes de marche facile pour se baigner une dernière fois (ca fait toujours autant du bien) dans une cascade. Cette fois –ci l’eau est plus sombre, la piscine plus encaissée dans un trou et l’eau plus fraiche. On se dépêche de rentrer : le tonnerre gronde et quelques gouttes commencent à tomber. Le prix à payer pour être avec une Irlandaise !
Nous aidons les cuisiniers à éplucher les légumes (des brèdes : sortes d’épinards). En louchant sur la cuisson des frites pour les petits français. Le tout cuit au feu de bois bien sûr !
Apéro avec un punch et cacahouètes grillées. Puis repas plus sommaire : riz et quelques morceaux de viandes qui se battent en duel. La soirée s’écourte ; il pleut.

Petit dej au levé du soleil (ou presque) et là, Manue a mal au ventre : elle a pris son médoc contre le palu avant de manger… Ca ira mieux 20 minutes plus tard mais comme Nathalie ne veut pas trop marcher nous écourterons la balade de la journée.
Nous montons » (ca monte tout doucement) à un point de vu sur les canyons. Ici on est seul au monde… Nathalie et Séverine resterons en bas se reposer. Nous croisons des iguanes et nous redescendons pour être à l’ombre et arriver à deux nouvelles piscines naturelles ; une bleue et une noire. Là encore la baignade est bien appréciée et le pique nique aussi (cette fois ci sandwich de zébu à la place du pâté).

PS : Spécial dédicace à Daunat
Et oui un guide malgache portait un tee shirt publicitaire du Beach Rugby Tour de Daunat : un touriste italien le lui a offert !

Nous constatons que nous sommes entourés de groupes du 3eme age qui passent sans vraiment se poser : il faut faire vite, le bus les attend !
Quand nous repassons au bivouac pour rentrer, nous sommes attendues par des lémuriens : des bruns et des « Vazahas » (des lémuriens blancs). Pas farouches !
Fin des périples bien crades entre la transpiration et la poussière. Retour au village à 6 dans une vielle voiture pourrie qui passe partout.
On se pose quand même boire un coup avec le guide : le punch litchis maison est le bienvenu. Nous passerons la soirée à manger local dans un restau typique malgache (un bouiboui). Poas de dessert. Nous nous contenterons d’acheter un paquet de gâteaux secs nappés de chocolat et de le manger sur le pouce dans la rue.

Nous repartons le lendemain avec iris pour Tuléar en 4x4 qui va chercher des touristes à vide (Nath en a marre du taxi brousse).
Le trajet dure 4 heures. Le seul souci nos bagages qui prennent plus de place que nous. Le chauffeur n’arrête pas de nous préparer à un éventuel contrôle de police. On est trop chargé. Il faut inventer une excuse (pas grosse du tout vous allez voir). On a un avion à prendre à Tuléar, une d’entre nous est malade et en plus notre 4x4, qui était plus grand, vient de tomber en panne ! La totale. Finalement, on n’en aura pas besoin de mitonner et de sourire aux policiers ; Parties à 7 heures du matin sous 25°C, on atteint juste 35° à 10h ! Ca promet !
Premiers baobabs.

Réponse des Frères / nos questions.

La question : « Comment se fait-il que vous prônez le partage entre les riches et les pauvres et que dans le même temps vous vivez dans le luxe alors que la population crève de faim sur le trottoir ? »

La réponse (le premier frère a éviter de répondre…)
Notre structure fait partie des communautés de Mada qui elles-mêmes font parties des communautés du monde entier. Le siège est à Rome. Les apports financier proviennent d’apports locaux (lesquels ??? fidèles, état ???) et d’apports internationaux : les communautés excédentaires (Etats Unis par exemple) reversent leurs bénéfices aux communautés déficitaires (comme celles de Mada en général).
Nous essayons d’améliorer les conditions de vie de la population en construisant des écoles par exemple. Le souci actuel est de les faire tourner. Nous leur apportons les locaux mais il ne faut pas les assister entièrement. A eux aussi de se prendre en charge !A eux après de gérer le matériel, les cours ensuite… C’est parfois difficile.
Concernant notre niveau de vie. Cela peut porter à confusion (effectivement) mais ce n’est pas parce qu’il y a de la misère dans le rue que l’on doit vivre avec. Nous avons besoin de bien se nourrir, d’être bien logés pour être en forme pour travailler. Que dirait la population d’un frère qui ne prend pas soin de lui ! De plus, pour nos missions en brousse, nous avons besoin de 4x4. Autant qu’ils soient corrects !

Commentaires : à chacun de se faire sa propre idée !

Posté par celinecrespy à 10:55 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2008

Excursion sur la cote Est.

Debout à 5h moins le quart pour aller réserver nos places du train. Le challenge…

On arrive donc à la gare à l’heure, après un réveil difficile. On prend le petit dej sur un banc (Nutella piqué aus Freres. Cf PS) et on apprend, au moment de réserver, qu’il n’y a plus de place disponible en première.

Nous embarquons donc en seconde. Les sièges ne sont évidements pas individuels et on constate que la plupart des gens ont déjà posé leurs affaires pour s’assurer d’une place assise. Nous faisons de même et en route pour le départ (à l’heure). Tous nos efforts matinaux seront récompensés par ce voyage ; ça vaut vraiment le coup. Les paysages sont magnifiques et variés : rizières en veux tu en voila ; forêts et un peu de montagne.

Il faut le dire, il y a vraiment 2 classes:

-          la première avec les vazahas (dont certains jettent qd même des pièces de la fenêtre aux enfants à chaque gare !)

-          et la seconde avec les malgaches, qq vazahas qui n’ont pas eu de place en première (on est dans le lot), quelques poissons et légumes et beaucoup de bagages.

Au final, nous aurons une place assise tout le long du trajet. Heureusement, car il a duré au total 8h !!! On ne regrette donc en rien d’être en seconde : les malgaches sont sympas et ce n’est pas si la cohue que ça (le métro parisien est bien pire). On apprend encore quelques mots malgaches et on obtient de précieux conseils pour la suite du voyage.

J’oubliai de préciser, c’est un train à vapeur avec beaucoup de secousses : c’est assez marrant de regarder les voyageurs assis : ils « sautent » tous en cadence au rythme de environ 1 saut toutes les 4 secondes. Les toilettes sont simples : une cuvette à l’occidentale avec une trou.

A chaque gare, le train s’arrête et les vendeurs accourent pour proposer principalement à manger : des langoustines vivantes ou cuites, des beignets, des bananes… On craque pour une purée de banane/riz enveloppée dans une feuille de bananier : c’est bon et ça tient bien au corps. Pile poil ce qui nous fallait !

Nous arrivons encercles par les pousses pousses de Manakara en fin d’aprem. Après avoir réussi à les « repousser », voilà les guides !! Et oui sans même avoir lu les guides touristiques, il est facile de savoir ce qu’il y a à faire !

On s’installe dans un hôtel sommaire : des énormes araignées blanches et noires avec un peu de rouge sur les pattes de 7cm nous regardent de leurs toiles, juste en face de la fenêtre de la salle de bain… Autant dire que le gardien de l’hôtel est gentiment venue les repousser au plus vite. La lampe de poche pour inspecter la douche nous a aussi sauvé.

Nous allons sur les conseils du lonely planet manger « aux délices » et là, retour en France : que des vazahas attablés avec leurs langoustes. Nous n’aurons pas ce plaisir vu le prix exorbitant pour Mada (j’en ai mangé une pour 5 fois moins cher à Sainte Marie). On n’aura pas non plus le droit au poisson grillé (il n’y en a plus et c’est trop long à faire). On comprends pourquoi 10 minutes plus tard : un bus de 20 bidochons vient s’installer. Pour eux il faut assurer le service ! Bref, on s’assure avec une valeur sûre : du zébu avec des pâtes ou des frites. Pas de dessert non plus proposé. On repart donc … déçues et dorénavant méfiantes envers les conseils culinaires des guides.

Le lendemain matin, départ pour une virée en pirogue sur le canal des Pangalanes (canal artificiel qui longe la cote Est en laissant entre lui et l’océan indien une bande de terre) avec Antonio (guide qui au départ nous a qd même bien lourdé ; on lui fait savoir…). Journée magnifique et fatigante à la fois. La pirogue flotte au fil de l’eau - mora mora (lentement).  Les rameurs sont courageux. Nous n’en seront pas autant sous le soleil de plomb. On s’attardera plutôt à se tartiner de crème solaire. Pour le déjeuner ce sera à l’ombre des cocotiers dans un petit village. Le repas est préparé par le guide - au menu :

-          apéro jus de coco frais (cocos détachées par un enfant après une montée rapide à mains et pieds nus sur le tronc du cocotier)

-          salade de tomates, carottes et concombres épluchés par nous même !

-          poisson grillé ou avec sauce accompagné de… riz

-          bananes et ananas bien sucrés

Bref succulent !

Baignade rapide dans les « piscines naturelles » : en fait ils appellent cela « piscines » parce que des rochers forment une barrière à 20m du bord de l’eau. Il y a tout de même beaucoup de courant ! On sèche en 30 secondes avec le vent et le soleil. Pratique vu que l’on doit déjà repartir… On retourne au point de départ en s’arrêtant visiter des plantations de vanille et en observant qq plantes carnivores.

Fatiguées, on mange sur le pouce dans un bouiboui : cette fois c’est poulet riz !!! Ca change !!

On est couché à 9h. Il faut encore se lever le lendemain matin pour 6heures de taxi brousse (retour à Fianar).

La route est belle tout comme les paysages (encore différents) mais franchement, y’en a marre de la musique malgache à fond les ballons, des arrêts à répétition pour charger encore et encore le bus soi disant sur une route nationale on est 3 par rangée et sur une régionale on est 4…).

Demain on continue de descendre

la RN

7 en direction de Tuléar. Dernier arrêt touristique au parc national d’Isalo pour 2 jours.

Aux nouvelles bien fraîches j’espère.

Bises

Céline

PS : Nous souhaitons (on va voir si l’occasion se présente) aborder un sujet avec les Freres : « Qui finance leur établissement et en gros comment se fait-il qu’ils prônent le partage l’entraide… et qu’ils vivent dans une superbe bâtisse dont le chambres ont des saniatires privés et de l’eau chaude ; roulent en luxueux 4x4 (le splus gros jamais vus pour moi) et que les repas sont très copieux alors que la population crève de faim sur leur trottoir… »

On verra leur réponse…. Mais autant vous dire que pour l’instant ils ne m’ont pas convaincus (d’autant plus qu’ils ont essayé de nous arnaqués en nous demandant plus que ce qui était prévu au moment de payer : et là comme par hasard, ils ne comprennent plus trop le français…)

Posté par celinecrespy à 16:30 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2008

nos journée à EdS (enfants du soleil) à Fianar

Les trois jours avec les enfants du soleil à Fianar

La plupart des enfants vont à l’école du village. Toutefois  il existe deux classes spéciales au sein du village EdS de Fianar. Les nouveaux arrivants au centre ou ceux qui ont beaucoup de difficultés sont pris en charge par deux instits pour relever leurs niveaux scolaire en attendant de passer les concours pour rentrer dans les écoles du village.

La première classe comporte 6 élèves de maternelle entre 4 et 6 ans et 12 élèves entre 7 et 12 ans. Tout cela dans une classe de 15m2 avec du matériel pédagogique très sommaire: un cahier et un crayon gris par enfant, quelques livrets de lecture et des ardoises, pas de jeux pour les petits, deux tableaux noirs. La classe est décorée par leurs travaux. Lorsque nous arrivons, les grands font des opérations et les maternelles dessinent sur les ardoises. Ils se lèvent, nous saluent, nous chantent quelques chansons, essaient de se présenter seul en français (nom, âge, foyer et classe) malgré quelques difficultés. Nous auront les mêmes pour le faire en malgache. Nous les aidons à la réalisation de leur calculs : les mêmes difficultés que les petits français apparaissent… Par contre la tenue du cahier est irréprochable et leur implication dans le travail laisse rêveur…

Les 12 élèves de la seconde classe sont plus âgés : entre 7 et 14 ans. Ceux là ont redoublé plusieurs fois. Là aussi pas de superflu dans la classe !!!

Le centre dispose d’une salle informatique mais nous n’avons pas eu l’occasion de l’utiliser pour le moment.

L’après midi se déroule sur le terrain de sport, à chanter et à jouer à « Dessiner, c’est gagné » : nous apprenons encore quelques mots malgaches.

Nous descendons en ville à la recherche de  l’outil préféré de tout vazaha : un ordi et surtout une connexion internet. Il y a bien un cybercafé mais après une demie heure d’attente pour ouvrir une et une seule page, nous décidons de lâcher l’affaire : rien que pour consulter mes mails, j’ai besoin d’en ouvrir quatre : soit 2 heures. Et oui à Mada, pour aller sur le net, il ne faut pas avoir de l’argent (900ar l’heure soit 40 centimes d’euros) mais par contre il ne faut vraiment pas être pressé : Mora mora les vazaha !!!!

Le soir, le père Venceslas, nous propose une soirée jeu mais il nous pose un lapin : bravo l’exemple… Toujours du riz au repas mais cette fois-ci accompagné de zébu et là ça change tout. D’ailleurs si je m’écoutais je ramènerai des mangues, des litchis, des petites bananes et un zébu à mon retour en France. Nous avons aussi eu le droit au délestage (coupure de courant pour l’économiser – l’eau manque pour la centrale hydraulique de la région). Repas et début de soirée aux bougies.

Petit briefing par Jeanine (responsable du site EdS à Fianar) au matin pour nous expliquer ce que l’on pouvait et ce que l’on ne pouvait pas faire à Tuléar (avec les enfants comme dans la vie quotidienne). Et là, pour changer, nous apprenons que nous pouvons être logées (pour un 1e/jour) chez les sœurs…. Ca devient une habitude (économique seulement), attention !!!

Après la déception de hier soir, nous retentons notre chance dans un autre cyber. Les pères auraient-ils fait une prière pour nous ??? Ca marche….

De nouveau du zébu au repas, c’est décidément une bonne journée !!!

Jeanine nous amène au CAT (Centre d’Aide au Travail) et à la crèche de Fianar. Les mères à la rue se retrouvant seule avec leurs enfants ont la possibilité de venir y dormir et y manger. Une crèche (salle de jeu et salle de classe sommaires) est gérée matin et après midi par une éducatrice. Les grands vont à l’école le matin et rejoignent les petits l’après midi. Pendant ce temps, les mères peuvent travailler à l’atelier de vannerie (création et vente). Ils ont implanté cette structure dans le quartier pauvre de la ville pour inciter les habitants à y venir. Un coup de main pour le ménage et la cuisine est en contre partie demandée pour tout utilisateur.  L’inauguration de cette structure est toute récente. Les chambres et la cuisine sont neuves mais sommaires. Par exemple les lits n’ont pas de matelas mais de la paille dans un tissu. Ils ne veulent pas habituer les occupants au luxe !

Nous continuons la visite de la ville par l’atelier expo de Pierrot Men – un photographe qui travaille surtout sur Mada. Nous l’avons rencontré en personne. Vous jugerez par vous-même  en venant admirer les murs de nos futurs apparts…

Petite pause détente autour d’une partir de billard. Résultats, il y a eu beaucoup de doubles coups pour l’adversaire…

Une balade dans le centre et le marché finit notre après midi : ca sera l’occasion de prendre encore quelques photos et de remplir notre valise de souvenirs…

PS : Pour les photos, si vous avez bien lu mon mail, vous avez compris qu’il faudra attendre mon retour pour les voir ; ils ne proposent pas de location de lits au cybercafé !!!

Aujourd'hui, nous avons pris en charge 4 filles pour une séance de lecture improvisée avec la méthode Boscher (environ 1960).  La communication franco malgache reste difficile...

Départ demain matin à 7h en train (le seul de Mada) pour une petite virée sur la cote Est. Aventure garantie en première classe tout de même sinon c'était parti pour 8h de trajet debout avec poules et carottes.. A nous l'océan indien!!

A bientot pour les nouvelles

Bises à tous

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DESOLEE POUR TOUTES LES DEMANDES DE PHOTOS, VUE LA DIFFICULTE A SE CONNECTER, VOUS DEVREZ ATTENDRE MI DECEMBRE

Posté par celinecrespy à 09:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 octobre 2008

entre Tana et Fianar...

Salut à tous ! Mercredi matin, le chauffeur de l’asso nous a déposé avec tous nos bagages (150 kg à 4, ca fait du poids!) à la gare routière de Tana pour aller à Antsirabé (140 km au sud de Tana). Il tourne un peu au milieu de la cacophonie générale pour tenter de nous choisir un taxi brousse de confiance. Tout le monde nous interpelle et une fois installées, le rabatteur (l’intermédiaire entre les clients et le chauffeur) nous demande un supplément pour la quantité des bagages. Le policier trouve un compromis : il diminue le prix demandé par le rabatteur. On trouve qu’il y a vraiment beaucoup de bazar dans cette gare. Un malgache nous explique qu’en fait les rabatteurs font une grève aujourd’hui parce que l’état veut nationaliser la gare (cette gare routière est la seule de Mada à être encore non nationalisée) ce qui veut dire que les rabatteurs auront moins de travail. Au final, on a un peu l’impression d’être dans des cages à poules ou dans un zoo : tous le monde nous regarde, nous interpelle… C’est assez oppressant ! Finalement, c’est plus simple pour nous quand c’est nationalisé : prix fixe pour tout le monde (vazaha ou local) et choix tranquille du taxi brousse. On démarre une heure après. La route pour Antsirabé est correcte, le chauffeur roule doucement. Pendant le trajet (4h), on est arrêté 5-6 fois par des contrôles de police qui se finissent souvent en « bakchichs ». L’arrivée à Antsirabé est très contrastée par rapport à Tana. C’est une ville beaucoup plus calme : les gens sont moins insistants, il y a moins de taxis brousse mais des pousses pousses à la place. On s’installe dans le dortoir de l’association, va manger chez Billy, un hôtel restaurant francomalgache. L’après midi on est allé visiter le village d’accueil de l’association. C’est un véritable petit village avec 6 maisons, un accueil administratif et des terrains de jeu. Dans chaque maison, 16 enfants sont pris en charge par 2 éducateurs (l’âge et le sexe des enfants étant variés). Ils ont chacun un budget mensuel qu’ils gèrent seuls. L’objectif est vraiment de reconstruire une famille et de réinsérer professionnellement les enfants. Les enfants vont à l’école du village (école privée tout de même car la publique laisse à désirer !). Le centre cultive de la spiruline, une algue verte utilisée comme complément alimentaire : elle permet aux enfants de reprendre du poids rapidement : 4-5kg en 6 semaines. Chaque vendredi soir, une équipe de nuit fait une ronde de nuit pour repérer les enfants qui sont dans la rue : ils leurs proposent de venir passer la nuit en sécurité. Puis la suite se fait au cas par cas. Soit l’enfant est pris totalement en charge par l’asso (après passage devant une assistante sociale et un juge) et est intégré à un village d’enfant ; Soit l’asso aide la famille financièrement pour éviter la mendicité des enfants. En contre partie, ils doivent aller à l’école. Le responsable nous explique que les enfants des rues se droguent souvent car il est plus utile et plus « rentable » de fumer pour se donner du courage pour aller faire les poubelles (il faut alors se battre contre les chiens) que de manger 2 beignets. On finit l’après midi par faire qq courses au supermarché e se faisant plaisir avec du nutella et du fromage. Le lendemain on part visiter la ville d’Antsirabé avec Joseph (un guide très sympa d’une cinquantaine d’année). On passe à l’atelier de sculpture des cornes de zébus avec une petite démonstration et bien sur un petit achat ! au passage la viande de zébu est un délice ! L’après midi on part se balader avec un éducateur du village d’enfant au lac d’Andrikiba. On y rencontre plusieurs enfants qui sont ravis d’être pris en photos (vive le numérique…). Quelques achats là aussi avec les étals de marchands de pierre précieuse ou semi précieuses ! nous progressons au marchandage et il le faut bien : de 50 000 AR on est descendu à 18000 AR ! les vendeurs ont bien compris qu’il fallait mettre un prix très élevé au départ (pour les vazahas). Soirée à l’hôtel chez Billy : rencontre de Français avec un fond de musique malgache et la première THB (la bière locale : Three Horses Beer). Départ pour Fianarantsoa. On arrive à la gare routière (très calme cette fois ci) à 9h pour partir au final à 15h : et oui ici le taxi brousse ne part si et seulement si il est plein ! En 6 heures d’attente, on a eu le temps de voir passer les vendeurs de bananes, des carottes, de gâteaux mais aussi de poules (mais elle nous fournit le panier en osier pour les rapporter !), d’arbustes, de casseroles… Tout y est ! On teste aussi les toilettes de la gare routière : ca sera 50ar pour un pipi et 100ar pour un caca ! Le tout enrobé d’une odeur nauséabonde… A chaque arrivée d’un taxi, d’un pousse pousse, on prie pour que ce soit des voyageurs pour Fianar. La route est correcte là aussi. Les paysages sont très secs et la terre bien rouge. Ici, les cases sont en brique (fabrication locale) et non pas en bois (comme sur la côte est). On arrive donc à Fianar à 21h après avoir roulé de nuit : un chat y est passé ! Heureusement que les malgaches quant à eux savent se ranger ! Le chauffeur klaxonne à chaque piéton et véhicule le gênant pour le passage ! Mais il ne ralentie pas… le trajet étant long, heureusement qu’une pause nous attendait pour manger : la première brochette de zébu grillée sur tôle percée. Nous avons rejoint l’hôtel Mahaman en 4L le coffre blindé par nos bagages. Jeanine, la responsable du centre de l’asso vient nous chercher pour aller visiter le village. Auparavent on recherche un hotel ou plutôt un endroit ou dormir sans se ruiner. On finit chez……………..une communauté de Frères religieux, les jésuites ! Et oui tout arrive ! Au final ob y est encore mieux qu’à l’hôtel : logé nourri pour le même prix avec salle de bain dans les chambres et canal satellite ! On a eu peur pour la prière du repas mais ils sont très discrets. Au contraire le repas se transforme en discussion. Divers échanges autour de la vie malgache et francaise. Apprentissage en douceur du malgache. Le centre de l’asso ressemble beacoup à celui d’Antsirabé. Nous passons l’après midi avec les enfants mais sans les éducateurs qui sont en réunion : premiers contacts très chaleureux mais discussions assez difficlies. Seuls les enfnats à partir de 9-10 ans parlent et comprennent bien la francais. Heureusemnet qu’ils connaissent la plupart des jeux et q ‘ils savent se prendre en charge. Cela nous aide bien. Et la surprise, pas de danse africaine ou malgache mais de la tecktonik !!! L’après midi se termine en discussion, démonstartion, tressage de nos cheveux (ils osnt Tsara : beaux) (elles ont l’habitude de le faire mais nous pas : nous souffrons un peu !) et bien sur de prises de portraits… Les enfants nous apprenent des expressions malgaches, et rigolent bien de notre prononciation : en voici quelques unes (en phonétique) - Salam : bonjour veloum : au revoir missotr’ : merci - Ni anakou dia Céline. - Miassa aou amini Enfants du soleil ahou : je travaille à Enfants du soleil - Iraïk ambirouapoulou touana ahou : j’ai 21 ans (manue) - Nona ahou (j’ai faim : et oui une des première phrase que j’ai cherché à savoir…) - Mangataheta ahou (j’ai soif ; une des suivantes…) Il fait bien chaud ; on commence à parfaire notre bronzage mais déception une fois passées sous la douche le marron de nos jambes disparait : bienvenu à Mada et sa poussière de terre rouge ! Soirée jeu de carte entre nous. On comptait diner avec des beignets (salés) achetés dans la rue. Seule Manue trouve son bonheur, nous on sera dégouté par l’abondance de l’huile. Vive les gateaux gaufrettes au chocolat et un peu moins ceux à la noix de coco pour se remplir le ventre. Hier ce fut la journée du seigneur : grasse mat’, repas avec les Frères (bien bon) et petite balade dans le centre : tout comme en France, tout est fermé le dimanche. On fait une petite pause pour regarder le match de foot local et on remonte la côte au soleil… Le repas du soir sera un peu moins appétissant : on reconnait les saucisses vendues en plein soleil dans les étals de la rue rien qu’à l’odeur. On se calera avec le riz et les patates. Voici un petit résumé de la vision de la France par un Frère malgache qui a vécu 2 ans à Paris : - Ce qui est génial : la sécu, le service publique, les musés, mais aussi l’accueil des français (contrairement apparemment aux Italiens) - Ce qui est compréhensible : la politique de Sarko/ aux immigrés : « il respecte tout de même leurs droits sociaux » (je cite) - Ce qui change / Mada : le rythme de vie (nécessité d’être très patient à Mada)… Il nous explique aussi le pourquoi des lacunes des écoles publiques malgaches : - Il y a 3-4 ans le gouvernement a recruté massivement des bacheliers pour devenir instit ou prof après seulement 3 mois de formation. - Le salaire des profs est loin d’être valorisant donc la plupart ne voient pas l’intérêt de s’impliquer (revendication internationale !!!) - Dans les campagnes, les profs doivent aller tous les mois chercher leur salaire à la grosse ville de la région. Donc 2 jours de trajet, 1 semaine pour en profiter pour faire des courses et retour à l’école. Pendant tout se temps pas d’école !!!! La scolarisation est toutefois obligeé de la 11ème (CP) jusqu’en 7ème (année du CM2). On en a aussi profité pour regarder les infos sur canal sat ; Apparemment rien de nouveau ???? Bon on sait l’essence a encore augmentée (ici elle est au même prix par contre une course en ville en taxi revient à 1euro : chercher l’erreur) et Sarko n’est pas mort ! Bon, voili voulou ; a bientôt pour des nouvelles fraiches. Pour l’instant on reste qq jours avec les enfants de l’asso parfaire notre malgache et ensuite avant de descendre (enfin) sur Tuléar on en profitera pour faire la descente sur la côte Est en train ! Attention, comparaison avec la SNCF assurée !!! Bisous Veloum

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29 septembre 2008

la réunion: suite et fin + arrivée à mada

Avant d’aller vers le volcan, on a loué une voiture pour profiter 2-3 jours de la plage. Du coup, on a fait plages (surtout baignage palme masque tuba) dans le lagon et cascade : eau plus fraiche mais massages assurés !
On a quand meme profité dd'etre véhiculées pour aller voir le lever du soleil au sommet du Maido (qui se trouve au bord du cirque de Mafate). Du coup, on a pu retracer, vu d’en haut, le chemin parcouru à pieds en 10 jours (et finalement ca fait un sacré bout !).

Bien décidé à voir le volcan sous un grand soleil, on décide de passer la nuit suivante au refuge pour pouvoir y aller tôt le matin. La veille, on y monte en voiture en passant par la plaine des sables : on se croirait sur la lune : sable ocre et gris à l’horizon, petits cratères, rochers… Parfait pour tourner un film sur la lune mais on a beau essayer, on n’a pas réussi à faire des bonds de 10m !
Le refuge est plus que classe, limite un vrai restaurant avec sa place réservée ! Et le lendemain, montée rapide à l’enclos. (l’enclos lui-même est toujours fermé pour cause d’erruption imminente). Le peu de brouillard se dissipe rapidement et là, il est bien en place devant nous avec ses coulées de lave, Le volcan de la Fournaise ! Bon malgré nos prières, il n’a pas voulu se mettre en activité mais c’est déjà impressionnant : toujours très lunaire. (On a quand meme vu un film de l’erruption de 2007 à la maison du volcan la veille).
Avant de rendre la voiture, on se rend à une dernière cascade et direction Saint Denis. J’y passerai ma dernière nuit et mon dernier jour. Franchement ca ne vaut vraiment pas plus le coup. En résumé, il n’y a rien à faire, rien à voir, rien à boire, rien à manger (enfin presque).
Heureusement on est tombé le jour de la journée du patrimoine. On a donc fait semblant de jouer nos touristes culturels mais ca n’a pas marché longtemps. De toute façon, je le répète, il n’y a rien à voir.

Et puis ca y est, je suis à Mada ! Après plus de 20h de transit et une nuit à l’aéroport, j’arrive à l’ile sainte marie : une ile sur la cote est de Mada. Pas de doute, j’y suis bien : piste, taxi brousse, négociage obligatoire, vasa, francomalgache…
Après un petit tour dans la ville principale, je rejoins Anne Laure et Pierre, deux couchsurfers qui vivent ici. Ils sont tuteurs CNED pour des enfants francais ou franco-malgache depuis un an. Ils s'y plaisent bien malgré des conditions de travail pas toujours faciles: ici, c'est 5 semaines de congés meme pour les 6ans! Ca ne glande pas ici!
Le lendemain, je décide d’aller à l’ile aux nattes, une petite ile à 5 minutes de pirogue : la pour le coup, c’est plus que des plages paradisiaques. Donc journée farniente et je peux vous dire que ca fait du bien de ne vraiment rien faire.

Le lendemain, j’arrive à l’hôtel conseillé par le Lonely planet pour se poser dans le nord de l’ile, et là, Dorrys (ma future guide) m’annonce qu’il a été détruit par le cyclone Ivan en février dernier. Au final, je me retrouve dans un hôtel plus que correct et j’ai trouvé une guide pour traverser l’ile de Ouest en Est à travers la foret. Un « mal » pour un bien.
Et c’est parti pour une heure et demie de marche (ca monte et ca desecnds tous les 100m sur de la terre très sèche et rouge) au milieu des cultures et de la foret : d’ailleurs Dorrys m’explique que malgré des « controles » de gendarmes, la population brule les terrains pour pouvoir planter du riz… J’ai donc vu pleins de plantes différentes : de la kinine, utilisée contre le palu, à l’acacias en fleurs, en passant par le cacao… et des rizières : je sais donc exactement d’où viennent les petits grains ! Et pleins d’animaux : zébus, lézards vert fluo et … caméléon : on l’a un peu embêté pour qu’il se déplace. Bon il ne change pas vraiment de couleur mais sa démarche (avec ses espèces de mains) c’est bien rigolo !
Une fois que l’on a traversé l’ile, on a prit une pirogue pour traverser le bras de mer : la baie d’Ampaghny. Et on arrive sur (encore une) une plage paradisiaque : cocotiers, eau turquoise à 27°… On fini par un bon restau (fallait bien ca) : salade de papaie, langouste sauce coco et gateau coco. Et retour sur la cote ouest.

Dorry m’a dégotée un guide véhiculé pour aller le lendemain au nord de l’ile : la piste n’est praticable qu’en 4x4 ou moto. Ca sera donc un baptême de moto (moto cross et heureusement vu les trous dans la piste) avec un guide qui parle à peine francais… Donc on va dire que ca a été aussi mon baptème en malgache (difficile difficile…) : j’ai donc vu les piscines naturelles du nord sur la cote un peu plus sauvage puis le lagon de la baie des cocotiers encore dévasté (laissé à l’abandon) par le cyclone Ivan : ca confirme ce que m’avait dit Dorrys : ca a fait de gros dégats. D’ailleurs encore aujourd’hui c’est difficile de trouver des fruits sur l’ile car la plupart des arbres ont été arrachés. On a mangé à l’orphelinat de l’ile. Puis retour à la ville.

Dernier jour sur l’ile et petite virée en bateau pour voir les baleines. Pas de sauts pour cette fois ci mais par contre on les voit vraiment de près : il y avait une mère et son baleineau. Le baleineau devait avoir 3 mois et la mère était jeune vue qu’elle ne mesurait que 12-13m de long !

Départ à 6h du matin pour rejoindre la grande terre en bateau. Le bateau est sur et la traversée m'endore. Pas de baleins en vue cette fois ci. Puis taxi brousse pendant environ 4heures. Et qui je rencontre sur le bateau? Des bretons, mieux, des bigoudens, et encore mieux des amis de Flo! Ce n'est pas fini; j'ai aussi pris le taxi brousse suivant avec 4 vannetais dont une fille qui m'a reconnu. Le monde est vraiment petit.
Du coup je reste à l'hotel avec eux à Andasibé (à environ 3h de taxi brousse à l''est de Tana). L'hotel est plus que correct et plus que pas cher: je paie 5000A, soit 2 euros pour dormir. Bon la douche était froide... On va au restau sur les coups de 19h30 mais on pourra se calera le ventre qu'avec une simple platrée de riz et des haricots blanc (tout ce que j'aime n'est ce pas...): les réserves sont à sec! Je me lève tot le lendemain matin pour visite de bon matin le parc national d'Andasibé. Les autres repartent directement sur Tana. J'ai vu pleins de lémuriens, des gros des petits, des nocturnes, au ventre rouge, des indris indris... tout ca dans une foret asez dense: il y a de quoi se perdre sans guide.
Le retour sur Tana se fait bien, toujouirs en taxi brousse. Le paysages changent en devenant de plus en plus secs; les amisons aussi: des cases en bois, on arrive vers les maisons en dur.retour vers la ville.

Vu qu'aucn taxi n'est capable de m'amener à un des deux centres de l'association (ils ne connaissent pas l'adresse), je dors à l'hotel et je rejoindrai les autres filles le lendemain matin à leur arrivée à l'aéroport. Je me vautre sur le lit de l'hotel pour regarder un peu la TV malgache: désillusion, je tombe sur Kirikou, des séries américaines et la nouvelle star malgache. Bref, ma pose TV ne durera pas longtemps, je m'endore vannée.
Après une petite grasse mat' (la première depuis que je suis partie), les filles m'ont rejoins le lendemain matin. La responsable nous dépose au centre des apprentis garcons. C'est là que nous passerons 2jours avant de descendre sur Antsirabé visiter un des orphelinat de l'asso. Après avoir fait 3 courses, on part en ville pour manger et pour faire certifier conforme nos photocopie de passeport. Pas de bol, ils ne le font que le matin. Il faudra repasser. Ca commence bien les administrations!!!
Sinon Tana (la capitale) ressemble à un gigantesque marché avec beaucoup de taxis brousse et de taxis (des 2 chevaux ou des 4L). Bien sur il y a la misère et tout le tralala mais il y a aussi beraucoup de prostitution: des vieux blancs avec de très jeunes malgaches. C'était aussi le cas sur Sainte Marie. Apparament, c'est une forme de tourisme très répandue ici...
Voili voila, je vous tiens au courant de la suite et j'attends de vos nouvelles
Bisous malgaches
A bientot
celine

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16 septembre 2008

un peu de nouvelles...

salut à tous!

Et oui je n'ai pas donné trop de nouvelles depuis une semaine mais j'ai une bonne excuse: j'ai marché!!! (ca y est, c'est fini).

Donc depuis l'autre jour, j'ai bien fait le bapteme de parapente au dessus de St Leu: on demarre de 800m d'altitude et on descend (après qq prises de "courants d'air") en 40 min sur la côte. Donc on voit les champs de canne à sucre, la grande ravine et on passe sur la mer (ou plutot le lagon) avant d'attérir sur la plage. Génial, d'autant plus que j'ai eu le droit à une petite figure qui fait bien remonter bien le coeur et l'estomac: l'aile de parapente reste fixe au centre d'un cercle et nous on fait décrit un cercle autour à l'horizontal. Heureusemlent (pour l'estomac) qu'avant  d'arrêter le gars m'a dit de bien de bien respirer!

Ensuite j'ai enfin réussi à me baigner dans l'océan indien dans le lagon de St Gilles l'Hermitage: c'est sympa mais la cote ouest de l'île est bien Z'oreilles (métro quoi).

comme prévu, j'ai retrouvé un autre gars et une fille le lundi matin à St denis et nous sommes partis pour 9 jours de randos en montagne avec le sac à dos (on ne paut pas l'oublier vu son poids...) de gites en gites. On a fait en gros, avec qq variantes, les 9 premieres étapes du GR2. Il démarre au dessus de St Denis et on passe de cirques en cirques pour normalement traverser l'ile du NordOuest au Sudest (mais on a pas tout fait).

Après une montée à sommet (la roche écrite d'où on a un beau point de vue sur les 2 premiers cirques),et une descente balèze (1000m de dénivelé sur très très très très peu de distance à vol d'oiseau), on redescends sur celui de Salazie: très vert et sans doute le plus humide; Petite halte à hell bourg (village typique créole). Et puis après on est allé dans le cirque de Mafate pendant 4-5 jours: pas une seule route. Une fois entré dedans pas moyen d'en sortir à part à pieds! Le GR va donc d'ilets en ilets (petis hameaux). Décors grandioses: pitons de tous les cotés, rivières (à secs en ce moment souf une donc baignade) et des marches à n'en plus finir!!! Et oui vu que ca monte et ca descends tout le temps (ou presque) les chemins sont aménagés avec des rondins de bois pour faire des marches. et ca tue les cuisses!

Bon sachez tout de même que le GR entier prévoit une traversée de l'ile en 13 étapes je crois, mais que les coureurs qui font la diagonale des fous (raid qui a lieu tous les ans fin octobre et dont le tracé est semblable à celui du GR2) le font eux (pour les premiers) en environs 20h!!! On en a vu passer un paquet: ils sont foooooouuuuuuuuusssssss!

A la question: "comment font ils?" certains répondent qu'ils sont Mafatais. En effet, depuis tout petits ils ont l'habitude de marcher: pour aller à l'école par exemple. Il y a à peu près une école à classe unique par îlets mais ca arrive souvent que des enfants fassent (en tong) 30 minutes de marche matin et soir. je précise 30 minutes de marche pour eux: nous, pour faire la meme trajet, on a plutot mit 45 minutes (mais on a les sacs). D'ailleurs ils ont classe comme à Molène: classe unique et cours du lundi midi au jeudi soir!

Pour la vie dans les ilets: l'hélico dépose nourriture (le gros), reprend les poubelles... Du coup, je crois que je n'ai jamais autant vu (et entendu) d'hélico de ma vie qu'au dessus de Mafate. Le médecin passe un jour par mois dans chaque ilet, le facteur fait tout à pieds et les réparateurs de panneaux solaires aussi (seul moyen d'avoir de l'électricité pour eux) - le tout en trottant bien sur.

Bon c'est sur qu'ils ont des forces vu qu'ils mangent carri tous les jours (de la viande (saucisse, poulet, canard, porc...) avec un bon tas de riz, dfes pois (lentilles, haricots balncs...) et d'une sauce pimentée (le rougail). Au bout de 8 jours, on a en un peu marre et on a très apprécié l'entrecote à Cilaos avec des frites et pas du riz!!!

Une fois sortis de Mafate (et ma foi bien content de retrouver une route pour faire du stop et nous sauver d'une averse...), on est arrivé à Cilaos (3eme cirque). De là, on est monté sous la pluie hier matin au refuge du piton des neiges. Mais à la place d'un levé de soleil sur toute l'ile on a eu le droit à ... une tempète. Donc pas de marche à 4h du matin à la frontale mais descente sur Cilaos au chaud après une bonne douche.

Mais on a pas eu à se plaidre du temps depuis le début (ca se couvre en fin d'aprèm qd meme...) et on a pu avoir les memes vues sur les cirques depuis d'autres sommets. Donc ce n'est pas trop grave mis à part les chaussures trempées!

Vendredi prochain on a prévu d'aller au volcan de la Fournaise qui sera peut etre en erruption vu que l'alerte de niveau 1 est donnée (mais bon cela ne veut rien dire malheureusement...). d'ici là qq jours sur la cote sont prévus.

Bon j'essaierai d'envoyer qq nouvelles d'ici mon départ pour Mada. Je décolle le dimanche 21 semptembre.

A plus,

céline

Posté par celinecrespy à 15:13 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 septembre 2008

arrivée et premiers jours à la réunion

Salut à tous !

Donc voilà, bien arrivée à Saint Denis après 11h de vol… heureusement que l’avion n’était rempli qu’au tiers de sa capacité et que l’on a pu s’allonger…

Donc arrivée à 6h du matin à St Denis avec le soleil (je suis qd même partie de Paris sous la pluie : fallait au moins ça pour un jour de rentrée scolaire !!!)

J’ai donc loué une 106 pour me déplacer les premiers jours vu que les fameux bus jaunes et ben au final on voit des arrêts mais pas beaucoup de bus sur les routes…

Je suis donc partie vers l’est en longeant plus ou moins la cote. Première étape la montée (en voiture) au belvédère des cascades de Takamara : on se retrouve dans une vallée assez encaissée et bien verte (un peu humide d’ailleurs) ; à la Jurassique park d’après le Lonely planet (c’est beaucoup dire qd même…)

Ensuite, une petite pause à l’anse des cascades tout à l’est de l’île : la côte est rocheuse (roche noire mais ca je crois que je ne vais pas le préciser à chaque fois : et oui, l’île de la réunion est un volcan donc la plupart des roches sont dites « volcaniques » !) ; pas de plage, par contre bananiesr et palmiers sont au RDV !

Je continue ma route (toujours tout à fait à l’Est) en traversant la route des éruptions volcaniques – le Grand Brulé – et oui, ça change des bananiers et des palmiers d’il y a 30 minutes… En fait, à chaque éruptions, la lave coule en suivant +/- une vallée pour aller se déverser dans la mer et agrandir l’île. (PS : la coulée de lave de 2007 a mesuré jusqu’à 50m de haut et a bouché la route au bout de 2 heures environ). Forcément elle ne s’arrête pas au moment de traverser la route du tour de l’île, du coup et ben à chaque fois la route doit être reconstruite par dessus la lave. Ca prends pas mal de temps car il faut attendre que la lave se refroidisse en surface mais aussi en profondeur (il peut y avoir des espèces de tunnels). Pendant ce temps pas moyen de passer et donc embouteillages dans le centre de l’île !!! La roche reste chaude très longtemps (entre aujourd’hui pour l’éruption de 2007) et aujourd’hui lorsqu’il pleut un brouillard épais se forme.

Arrivée à St Philippe où je vois de sacrées vagues : forcément je ne suis pas en Bretagne et en plus il y a une alerte: de 4 à 9m de houle donc des vagues de 4-5m qui se forment et qui déferlent à 40m du bord de la côte. A côté je ne veux pas dire mais Quiberon par tempête c’est rien du tout ! En plus ici, ca arrive avec un grand soleil…

J’ai passé la nuit chez un couple de boulanger (merci couchsurfing !!). Pour ceux qui ne connaissent pas ou encore mieux ceux qui sont tentés voici le principe : aller vous inscrire sur Couchsurfing pour vous proposer d’accueillir des touristes gratuitement (vous n’êtes pas tjs obligé d’accueillir: le touriste prends contacte directement avec vous et vous pouvez aussi juste proposer un café) et en contre partie vous vous proposez de le faire chez vous en rentrant de voyage… Donc voilà, c’est un peu « j’irai dormi chez vous ». J’ai donc eu le droit de goûter au gâteau « tradi » : le gâteau au manioc et celui à la patate douce. Et elle m’a expliqué la galère pour trouver des employés à la boulangerie : ici, mieux vaut toucher le RMI, faire du black et troquer ses poissons par exemple qu’aller travailler ! Ou alors, pour les ados faire des enfants pour toucher les aides. Enfin, j’ai entendu à la radio, France Inter ou qqchose de ce genre (ici c’est ca ou NRJ ou Nostalgie…) qu’il y a 50% de chômage et que 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté (francais). C’est d’autant plus dans l’est et le sud de l’île.

Deuxième jour, visite guidée du jardin des épices et des parfums à St Philippe : et oui j’ai fait une visite guidée et en plus et ben elle était intéressante et sympa (bananiers, litchiier, manguier, muscade, coca, cola, cacao, pamplemousse, ananas, vanille, épices….) (cf photos). Puis j’ai continué la route du tour de l’île jusqu’à St Pierre : y’a eu des pauses à la cascade de la Grande ravine, à une plage de St Joseph de sable très noir (mais là encore, je ne comptais pas me mettre à l’eau avec des vagues pareilles ; de toute façon y’avait personne !). Et puis, la pause de la journée à Grande Anse (plage toujours bordée de palmiers… mais aussi toujours « non baignable » à cause des requins et des courants)  et avec cet aprem là, gros coup de bol, deux… baleines à moins de 200m. Du coup, spectacle de sauts pendant 20 minutes !!! Le soir j’ai retrouvé Laure (une autre couchsurfeuse) à la sortie de son boulot (architecte) à St Pierre  pour aller boire un coup et aller dormir chez elle à Etang salé.

Le lendemain matin, après un petit dej en terrasse toujours chez Laure (en débardeur pas en pull…), départ pour la plage d’Etang salé mais pas de bol, c’est toujours drapeau rouge et pas question de se baigner même dans le lagon ! Du coup je suis montée (en voiture toujours) au village typiquement créole d’Entre deux et je suis descendue (à pieds) à une rivière. Et puis, j’ai fini la journée à St Pierre avec la visite de la mosquée, du temple indou (non, je n’ai pas fait l’église du coin…) et du marché couvert où il y a plein d’artisanat importé de … Madagascar ! Je pourrai donc comparer les prix… Petite soirée avec Laure et une de ses amie à un apéro concert (le concert un peu endormant… il aurait fallu pouvoir écouter et non pas simplement entendre les paroles)  à St Leu.

Et aujourd’hui j’ai fait le marché du samedi matin de St Pierre : dégustation de bouchons (spécialité) et jus de fruit frais tout cela sur le front de mer (toujours avec vue sur les grosses vagues et personne dans l’eau !). Ensuite j’ai fait rapidement la visite du musée de la canne à sucre et de la vanille et du rhum…((tout ca dans le même musée ; j’en ai pas fait quatre non plus !). Et puis j’ai réussi à me baigné par drapeau orange cette fois ci à St Leu (pas dans la célèbre gauche eds surfeurs, mais dans le lagon). Au final, je reste encore dormir chez Laure pour une autre nuit.

Et demain, direction St Leu pour un baptême en parapente !! Ensuite retour tranquille par la route du tour de l’île à St Denis pour rendre la voiture et lundi matin commencer une rando dans les 3 cirques avec un gars et une autre fille.

Donc voili voilou. J’essaie de mettre qq photos mais vu la connexion Internet ça prends du temps donc vous verrez le reste qd je rentrerai !

J’espère que vos rentrées (pour la plupart d’entre vous) se sont bien passées et que vous pourrez profiter du week end avec peut être un peu de soleil.

A bientôt

Bises

Celine

PS : les photos ca n’avance pas (connexion très lente) alors j’arête et je réessayerai plus tard

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23 août 2008

Quelques infos pour un premier message!

Salut,

2008-2009, l'année scolaire du mi temps annualisé!

Et oui en tant que bonne fonctionnaire (comme certains se permettent de dire*...), je profite de cette possibilité de l'éducation nationale: le mi temps annualisé. Je travaille donc la moitié de l'année et je suis payée toute l'année à mi temps.

Donc voila comme le dit le titre, il se trouve que je pars pour un tour de quelques iles du monde: plus ou moins grande, plus ou moins ensoleillées aussi...

Au programme (mi vacances-mi travail):

- juillet/aout: tour de la Corse en camion avec Flo

- septembre: 3 semaines à La Réunion (toujours en vacances)

- fin septembre/mi décembre: 3 mois à Madagascar avec l'association "Enfants du soleil" pour faire du soutien scolaire à Tuléar (cote sud ouest de Mada) avec 3 autres filles (Manue, Nathalie et Séverine)

http://les-enfants-du-soleil-madagascar.org/


Retour en France prévu le 16 décembre si tout va bien.

- février/juin: instit à Molène (vous savez la toute petite île en face de Brest...): je prends la relève d'Arnaud: classe unique (11 élèves), classe du lundi 11h au jeudi soir!

Je vais donc essayé (j'ai bien dis ESSAYE) de tenir ce blog: mais bon va falloir faire avec mes compétences en info et surtout avec les connections internet des différentes îles...

A bientôt

Céline

* Cédric ne te sens pas visé... mais après tout y'en a pas mal d'entre vous qui êtes... instit, non?

Posté par celinecrespy à 10:28 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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