17 décembre 2008
Madagascar en long, en large et en travers...
Ce qui est le plus agréable : tout car c’est tellement dépaysant ! Même si je me dis que je ne pourrai pas vivre ici toute ma vie!
Ce qui est le plus agaçant : les départs et les arrivées dans les gares routières surtout avec 30kg de bagages
Ce que j’ai préféré touristiquement : Les Tsingy, Isalo (le Colorado malgache) et l’île St Marie pour les paysages - le train de Fianar à Manakar pour l’ambiance !
Ce que j’ai le moins aimé touristiquement : le tourisme sexuel plus que présent ici et souvent « prôné ».
Ce à quoi je me suis très bien habituée : aux kilos de mangues et de litchis ; et par la même occasion à la diarrhée qui va avec !
Ce à quoi je n’ai pas réussi à m’habituer : « Est-ce que vous avez une poubelle ? Non pourquoi ? Donnez moi l’emballage. Et hop on le jette par terre dans la rue ». Pas de poubelles dans la rue mais souvent non plus dans les hôtels ou les lieux publics.
Ce qui m’a le plus manqué : Flo et le fromage (dans une moindre mesure).
Ce qui m’a le moins manqué : le tapage médiatique sur la crise financière. C’est vrai que l’on était un peu beaucoup coupées du monde ici.
Ce qui me manquera le plus en rentrant : l’entrain des enfants malgaches (on verra bien celui de Molène) et bien sûr le soleil.
Ce qui me manquera la moins en rentrant : se faire interpeller à chaque coin de rue pour savoir comment on s’appelle, d’où l’on vient, où on va, si on a besoin d’aide, d’un pousse, de litchis ou de bracelets ! Je plains les stars !
Ce que je rapporterai bien en France de la culture malgache : « Vivre avec ce que l’on a sans chercher à avoir toujours plus ». Même si pour le développement du pays (qui d’après la plupart des gens a plutôt un avenir négatif), les malgaches devraient avoir parfois un peu plus d’ambitions (pas tous heureusement).
Ce que je ne rapporterai pas en France de la culture malgache : les galettes de riz et le ramazava (riz et brèdes) : j’en suis écoeurée.
La plus grosse galère à Mada : euh, euh… y’en a pas à vrai dire. Ce n’est pas faute d’avoir pris des « risques » mais il semble que j’ai une bonne étoile. Enfin, ne parlons pas trop vite, il se pourrait bien qu’elle arrive à Montparnasse en rentrant !
Fin de Tuléar et le départ pour Tana !
Jeudi dernier :
Aïe aïe journée triste un peu triste; celle des derniers moments
auprès des enfants du soleil...
Nous sommes allées à la plage avec les 8 enfants (ceux que l’on avait tous les
jours). Après un bain et un goûter, ils ont découvert les scoubidous et ils ne
les quittaient plus ! La matinée est passée très vite; Après le repas à la
cantine, ce fut le temps des aurevoirs. Hario fut le premier à craquer et tout
le monde a suivi... John, hario, Assiata, Ernestine, Nicolas, Casino, Fabrice
et Geffrey formaient le groupe que nous avons eut le plus régulièrement (tous
les jours). Les plus attristés si je peux dire ont tenu à nous offrir des
coquillages. On était un peu gênées car cela représente beaucoup pour leurs
moyens. Enfin voilà une page qui se tourne, nous espérons que d'autres jeunes
viendront leur faire découvrir mille et une chose dans cet environnement des
plus agréables. Journée un peu spéciale donc mais nous les avons rassurés en
leur disant que Séverine et Nathalie sont encore là jusqu'au mois de mars pour
continuer cette mission.
Le soir, petite soirée avec les malgaches que nous avons connu ici et fin
des bagages (bien galère pour tout faire rentrer).
Vendredi matin départ de Tuléar, direction Fianar, toujours
en taxi brousse mais sous le soleil. Plus on remontait vers le nord plus on
enfilait des épaisseurs. Arrivée à Fianar avec la polaire sur le dos et le kway
pas loin. Nous avons profité du week end pour visiter (entre deux averses) Fianar,
sa ville haute (qui fait un peu penser à Porto avec ses pavés – dédicace à
Sybille et AnneSo). Le lendemain nous sommes allées au parc de Ranomafana (ce
qui veut dire « eau chaude ») à quelques kilomètres: des lémuriens
et une belle cascade pour cette dernière visite touristique. Puis un petit
plouf dans la piscine d’eau chaude du village : super relaxant sauf pour
le cerveau. Quand je pense à la propreté des piscines françaises qui laisse
parfois à désirer, je n’ose même pas imaginer celle des piscines (non traitées)
malgaches. Enfin, pour l’instant pas de boutons ou de plaques en vue !
Redépart le lundi matin pour Tana toujours en taxi brousse et là on a
vraiment compris notre douleur à la gare routière avec nos 30kg de bagages !
Bref, contentes d’arriver à Tana en début de soirée avec tout en
état. Après quelques caffouillages, la responsable de l’asso de Tana vient nous
chercher. Heureusement parce qu’une fois de plus, les malgaches (dans ce cas
les chauffeurs de taxis) disent toujours « oui » même s’ils ne
comprennent pas ! Embêtant pour une course en taxi de nuit à Tana pour
aller à un endroit dont on ne connaît à peine le quartier!
Nous consacrons nos 2 derniers jours à Mada pour se balader et faire
quelques emplettes au marché ou en ville. Un bon resto ce midi et un dernier petit
message pour vous raconter la fin.
Demain matin, départ pour l’aéroport, décollage à midi et arrivée à 21h
à Paris. Il ne me restera plus de quelques heures d’attentes à Montparnasse et
4h des train avant d’arrivée à Quimper vendredi soir !
En tout cas, merci à l’association enfants du Soleil et en particulier à
Mr Pernollet (responsable des stagiaires de l’asso en France), Mr Félix (responsable
des cantine scolaires de Tuléar), Dolly (responsable des très bonnes cuisinières
de Tuléar).
Merci à l’éducation nationale pour le mi temps annualisé (même si je
ferai le bilan dans 6 mois – la partie la plus plaisante étant passée !).
Merci à tous ceux qui ont écrit, lut ou simplement suivit mon blog.
Merci à Docte et à sa famille pour leur accueil à Tuléar, le week-end en
moto et les cours de cuisine.
Merci à Flo pour avoir mis les messages sur le blog pour toutes les fois
où Internet bugguait et pour son soutien depuis le début. Tous comme merci à la
famille et aux amis : si vous le pouvez, prenez un mi temps annualisé !
Merci à Manue pour la colloc à la maison et au boulot pendant 2 mois.
Et un grand merci aux enfants des cantines de Tuléar !!! Bonne continuation.
PS : Si vous souhaitez voir le site de l’association Enfants du
Soleil, allez sur :
http://www.les-enfants-du-soleil-madagascar.org/
Ils font un travail épatant, n’hésitez pas à leur venir en aide. Merci.
A bientôt pour cette fois-ci les photos et les commentaires en direct!
11 décembre 2008
Nos aventures lors de notre dernier we à Tuléar !!!
Objectif : aller flâner
sur la plage de Saorodrano (au sud de Tuléar) et faire une dernière trempette
dans le canal de u Mozambique
Seul problème, le transport
(comme souvent à Mada) : y aller en camion brousse et prendre une petite
pirogue ensuite ou alors prendre une pirogue directement de Tuléar. Naturellement
nous choisissons la deuxième solution ! On s’est dit : « Cool,
on n’a qu’à se laisser porter au fil de l’eau! ».
Docte nous aide à trouver un piroguier le samedi soir pour partir le dimanche matin et là nous apprenons que l’on doit partir à 3h30 du mat’. Non non pas moyen de partir plus tard dans la matinée, nous risquons de nous retrouver en plein milieu du lagon avec un vent de face – donc à l’arrêt… Nous voilà donc parties en pleine nuit, un peu la trouille aux fesses… On réveille les piroguiers qui dorment dehors dans la rue, et c’est parti pour une traversée à la frontale dans la vase de la mangrove de Tuléar pour aller jusqu’à la pirogue. Le ciel est bien dégagé, on aperçoit des étoiles filantes. La traversée se fera mora mora ; bien que parties à 3h30 nous aurons quand même le vent de face... Nous mettrons 6h30 à la place des 2h prévue. Nous qui avions peur d’arriver de nuit à Saorodrano, nous sommes arrivées à … 11h ! On a donc eu le temps de finir notre nuit allongées au fond de la pirogue emmitouflées dans notre kway :ça caille ! Dans ce sens la traversée fut donc à la malgache : mora mora.
Là bas, nous trouvons notre bonheur pour un dernier petit week-end les pieds dans l’eau. Si vous avez bien lu tous mes messages, ça ressemble pas mal à Anakao : petit village de pêcheurs au bord du lagon mais cette fois-ci avec des dunes. Sable et eau turquoise à l’horizon ! Et bien sûr toujours du bon poisson grillé avec… du riz !
Le retour fut par contre à l’image des Vezos : « On n’a peur de rien. De toute façon, c’est Dieu qui décide ». Nous voila donc parties à 13h (tôt dans l’après midi car cette fois ci ce sont les vents trop forts qu’ils « craignent ») le lundi. On aurait peut être dû les écouter… Pour résumer, nous avons mis 1h30 en vent arrière et en surfant sur des creux de 1m 1m50. Une malgache embarquée avec nous ne faisait d’ailleurs pas du tout la maligne d’autant plus que je vous le rappelle, ici pas de taquet, ni de poulie ou de je ne sais quoi pour régler les voiles ; il y a un nœud fixe et on gère la puissance du vent avec la barre (enfin la pagaie !). Vue la force du vent et les vagues nous avons quand même dû (je vous le rappelle en plein milieu des vagues) changer l’orientation de la voile et donc enlever la baume, faire 36 nœuds en passant les bouts d’un bout à l’autre de la pirogue le tout en équilibre sur les balanciers… enfin pas nous, les piroguiers, sinon ça ferait longtemps que l’on serait déjà à l’eau. Enfin nous sommes arrivées trempées jusqu’aux os en ayant bien rigolé (jaune diront certains) mais heureuses sur la terre ferme.
Bref, un week-end comme il se devait pour être le dernier : sympa mais riche en émotions.
05 décembre 2008
Sem -2 ; ca sent la fin !!!!
Ca y est, c’est le début de la fin ! Du coup on se gave de mangues et de litchis.
Il fait de plus en plus chaud (toujours pas de pluie). Aucune allusion à Noel : le choc va être rude en rentrant - on a plus l’impression d’être au mois d’aout !
PS : Nous venons d’apprendre que ça part un peu en live à Tana. Il pleut, il pleut et il pleut toujours et encore. Les systèmes d’évacuations malgaches ne sont pas au point et donc la ville est inondée. Les autorités craignent des risques d’épidémies… Heureusement que l’on n’a pas prévu d’y rester longtemps !
Ici, en bonnes vazettes, on achète des souvenirs. L’occasion d’améliorer nos compétences en marchandage. Lundi nous nous mettrons à faire nos bagages. Faudra peut être en acheter d’autres pour tout caser !!!
La fin du boulot approche aussi à grand pas ; hier on s’est régalés en faisant un crumble mangues/bananes cuit au four au feu de bois. Plus que 4 jours avec eux ; ca va faire bizarre de les quitter…
Vous devez vous dire « pas de message sur les weekends depuis 2 semaines, elles ne profitent plus ??? ». Si si rassurez-vous, mais les deux we ont été tranquilles.
Le premier à Ifaty, station balnéaire au nord de Tuléar (2h de camion brousse – on a eu de la chance, on a eu les 2 places dans la cabine du chauffeur et pas entassés sur les bancs en bois derrière). Le cadre nous a paru moins idyllique qu’à Anakao (sans doute parce qu’il faisait un poil moins beau, juste un petit poil), et plus touristique, mais l’ambiance est plutôt sympa.
Le deuxième weekend à St Augustin (aussi à 2h de camion brousse te cette fois-ci à l’arrière…), village de pécheurs sur une étendue de sable. Reposant mais il n’y a pas grand-chose à faire et à voir (il n’y a pas de lagon… donc en gros c’est l’eau de la Bretagne mais à 30°C). Pour la première fois, nous avons été déçu de l’attitude des enfants rencontrés sur la plage avec des paroles ou des gestes déplacés ! Assez surprises, on n’a vraiment plus l’habitude de cela !
A Ifaty nous avons rencontré deux jeunes (environs 18-20 ans) malgaches , qui étaient avec des Vazahas. On s’est revu avec elles à Tuléar la semaine d’après pour aller boire un coup et tester le Zazaclub (bar de nuit). Soirée sympa mais les filles ont une attitude de « profiteuse » envers nous : bien sûr on leur paye à boire mais en plus elles nous réclament à manger et elles nous demandent de payer le pousse pour rentrer chez elles. On en paiera une partie mais pas totalement car nous n’avions pas assez de monnaie sur nous. Notre première impression (« profiteuses ») a été confirmée : elles n’ont pas du apprécier que l’on ne cède pas à toutes leurs demandes. Résultat elles ne sont pas venues au RDV le lendemain pour se balader dans Tuléar avec nous et nous n’avons plus de nouvelles depuis…
Bref,… dans une semaine nous serons dans le taxi brousse en partance pour Tana (sans doute sous la pluie) –avec sans doute un arrêt le weekend à Fianar pour aller au parc de Ranomafana (sources d’eau chaudes). Et dans deux semaines, nous serons à Paris en train attendre notre train pour Quimper…
Fini le soleil mais je compte bien profiter des vacances de février…
Bises et à bientôt.
Céline (qui s’est fait tresser les cheveux hier soir)


